Les vins biologiques

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    MUNDUS VINI BIOFACH 2012
    L'Espagne, l'Allemagne et la France remportent de nombreux prix pour leurs vins bio
    Avec 50 médailles, l'Espagne est le pays qui a remporté le plus de prix lors de la plus grande compétition de vins biologiques au monde, devant l'Allemagne et la France.
    16 Février 2012 09h21
    Environ 600 vins ont été présentés lors du 3e concours annuel Mundus Vini BioFach International Organic Wine Award et ont été goûtés durant deux jours lors de sessions de dégustation à l'aveugle par des experts en vin internationaux.
    Alors que l'Espagne a remporté 50 médailles au total, l'Allemagne a fini juste derrière avec 47, suivie par la France qui en a gagné 39 et l'Italie qui en a obtenu 38.
    Par ailleurs, l'Australie a également impressionné les juges avec deux Shiraz qui ont reçu le prix "Special Gold".
    Voici les huit vins bio qui ont otenu les notes les plus élevées lors de la compétition:
    2009 Kalleske Eduard Old Vine Shiraz Barossa Valley Kalleske Wines, Australiev 2009 Johann Georg Old Vine Single Vineyard Shiraz South Australia Kalleske Wines, Australie
    2009 Coyam Valle de Cachapoal Viñedos Emiliana SA, Chili
    2009 La Baronne Alaric AOP Corbières Château la Baronne, France
    2010 Les Ruches Mas de Quernes AOP Languedoc Peter Riegel Weinimport GmbH/Gens et Pierres SAS, France
    2007 Caiarossa IGT Toscana Caiarossa srl. società agricola unipersonale, Italie
    2007 Malvasia de Chianti/Trebbiano Toscana DOC Vin Santo del Chianti Fattoria la Vialla di Gianni, Antonio e Bandino Lo Franco, Italie
    2007 L'Angelet Crianza DO Utiel-Requena Bodegas Palmera Heiner Sauer & Co. Weinvertriebs KG, Espagne
    Le Shiraz 2009 de Kalleske est décrit comme ayant une robe noire comme de l'encre, avec de forts arômes de chocolat, de cake aux fruits, de prune, de figue séchée, de cannelle et de réglisse, des arômes longs en bouche grâce à ses tanins mûrs. Les prix ont été décernés le 15 février pour lancer le salon BioFach de Nuremberg, en Allemagne, un salon professionnel autour des produits bio qui attire chaque année environ 2.500 exposants et 44.500 visiteurs internationaux et qui se termine le 18 février.
    http://www.rtl.be
     
    

    AVISSSE À LA POPOULAZIONE !
    Commission européenne - Communiqué de presse
    Adoption de nouvelles règles de l'UE pour le «vin biologique»

    Bruxelles, le 8 février 2012 – De nouvelles règles de l'UE pour le «vin biologique» ont été adoptées par le comité permanent de l'agriculture biologique (SCOF), et seront publiées au Journal officiel au cours des prochaines semaines. En vertu du nouveau règlement, qui s'appliquera à partir de la récolte 2012, les producteurs de vin biologique seront autorisés à utiliser les termes «vin biologique» sur leurs étiquettes. Les étiquettes doivent également comporter le logo biologique de l'UE et le numéro de code de leur certificateur, et respecter les autres règles en matière d’étiquetage du vin. Bien que des règles existent déjà pour le «vin obtenu à partir de raisins issus de l'agriculture biologique», elles ne couvrent pas les pratiques œnologiques, c’est-à-dire l’ensemble du processus d'élaboration, du raisin jusqu'au vin. Le vin est le seul secteur non couvert intégralement par les règles de l'UE relatives aux normes de l'agriculture biologique en application du règlement 834/2007.
    Après le vote au comité permanent de l'agriculture biologique, M. Dacian Ciolos, membre de la Commission européenne chargé de l’agriculture et du développement rural a déclaré: «Je me réjouis de l'accord enfin conclu sur ce dossier, car il était important d'établir des règles harmonisées garantissant une offre claire aux consommateurs, qui s'intéressent de plus en plus aux produits biologiques. Je suis satisfait de ces règles qui différencient clairement le vin traditionnel et le vin biologique, comme c'est le cas pour d'autres produits biologiques. Au final, les consommateurs peuvent être certains que tout «vin biologique» aura été produit sur la base de règles de production plus strictes.»
    Les nouvelles règles ont l’avantage d’améliorer la transparence et de favoriser une meilleure reconnaissance de la part des consommateurs. Elles permettront non seulement de faciliter le fonctionnement du marché intérieur, mais également de renforcer la position des vins biologiques de l'UE au niveau international, étant donné que de nombreux autres pays producteurs de vin (États-Unis, Chili, Australie, Afrique du Sud) ont déjà mis en place des normes applicables aux vins biologiques. Ce texte législatif permet de compléter les normes pour l'agriculture biologique de l’UE et de couvrir tous les produits agricoles.
    Le nouveau règlement prévoit un sous-groupe de pratiques œnologiques (vinification) et de substances pour les vins biologiques, définies dans le règlement relatif à l'organisation commune du marché du vin (OCM) CE) n° 606/2009. Ainsi, l'acide sorbique et la désulfuration ne seront pas autorisés et le niveau de sulfites dans le vin biologique doit être inférieur d'au moins 30 à 50 mg par litre par rapport à son équivalent traditionnel (en fonction de la teneur en sucre résiduel). Outre ce sous-groupe de spécifications, les règles de vinification générales définies dans le règlement relatif à l’OCM vitivinicole seront également applicables. Parallèlement à ces pratiques œnologiques, le «vin biologique» doit évidemment aussi être produit à partir de raisins issus de l'agriculture biologique, telle que définie au règlement (CE) n° 834/2007.
    Contexte
    Il n'existe pas de règles de l'UE ni de définition applicables au «vin biologique». Seuls les raisins peuvent être certifiés comme issus de l’agriculture biologique et seule la mention «vin obtenu à partir de raisins issus de l'agriculture biologique» est autorisée actuellement.
    Dans le plan d’action de 2004 en faveur de l’agriculture biologique, la Commission s'est engagée à établir des règles spécifiques pour l’ensemble de la production agricole biologique, y compris la production de vin. Dans ce contexte, le projet de recherche «OrWine» a été financé au titre du 6e programme-cadre. Sur la base de ses résultats, les propositions législatives en vue de la définition du «vin biologique» ont d'abord été présentées au comité permanent de l’agriculture biologique en juin 2009, mais sont restées lettre morte et ont été retirées en juin 2010. Les travaux ont repris en 2011 et le projet a fait l'objet d'un avis favorable du comité le 8 février 2012.

    Principaux éléments de la proposition
    Les nouvelles règles en matière de vinification biologique comportent une définition technique du vin biologique qui est compatible avec les objectifs et les principes de l’agriculture biologique figurant dans le règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil concernant la production biologique. Le règlement recense les techniques œnologiques et les substances autorisées pour le vin biologique.
    Il s'agit notamment des éléments suivants: une teneur maximale en sulfites fixée à 100 mg par litre pour le vin rouge (150 mg/l pour le vin traditionnel) et 150 mg/l pour le vin blanc /rosé (200 mg/l pour le vin traditionnel), avec un différentiel de 30 mg/l lorsque la teneur en sucre résiduel est supérieure à 2 g par litre.

    Pour plus d'informations:
    MEMO/12/81
    http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/12/81&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en

    Personne de contact:
    Roger Waite (+32 2 296 14 04)
    Roger.Waite@ec.europa.eu

    SO2 : BIB & BIO
    Un vin bio a un taux de SO2 généralement inférieur à celui d'un vin conventionnel, ce qui peut nuire à sa conservation en BIB. Pour éviter tout problème, voici les leviers sur lesquels jouer.
    On s’en doutait, mais une étude statistique, menée en 2007-2008 par l’Association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc- Roussillon (AIVB-LR), à partir des analyses après mise fournies par les laboratoires régionaux partenaires de l’étude, l’a confirmé. Les vins bio sont en moyenne moins sulfités que les vins conventionnels. Selon Valérie Pladeau, de l’organisme, la moitié des vins bio analysés contiennent moins de 20mg/l de SO2 libre après mise; 80% des rouges sont à moins de 75 mg/l de total, et 60 % des blancs à moins de 100 mg/l. Malgré une acidité supérieure aux vins conventionnels, ces faibles doses de SO2 total, conjuguées à des restrictions au niveau des intrants stabilisateurs (interdiction d’employer du DMDC et du sorbate de potassium) rendent ces vins moins stables d’un point de vue microbiologique, et donc moins aptes que des conventionnels à un conditionnement en BIB.
    La durée de vie fonction de sept critères
    En effet, la durée de vie d’un vin en outre dépend de sept critères : le type de vin conditionné (couleur, taux d’alcool et d’acidité, teneur en O2 dissous), sa teneur en SO2, le type de filtration et la stérilisation ou non de la ligne de mise, l’apport d’oxygène durant le conditionnement, la perméabilité de l’emballage, le respect de l’intégrité de la poche et de son film barrière, et la température de stockage et de transport. Mieux vaut, par exemple, mettre sous poche un vin rouge, avec des taux d’alcool et d’acidité élevés, une teneur en SO2 libre comprise entre 25 et 50mg/l avant mise, avec un niveau d’oxygène dissous au départ bas, et une bonne stabilité microbiologique. Ce qui, comme on vient de le voir, ne correspond pas toujours aux caractéristiques d’un vin bio. “ Mais tout est question d’arbitrage, rassure Frédérique Vimont, de Vitop. Si l’un des paramètres ne remplit pas les conditions optimales, il faudra mieux maîtriser les autres critères. ”
    Ainsi, si on a un vin avec une faible teneur en SO2, il faudra veiller à ce que le taux d’oxygène dissous soit le plus bas possible, à ce que la filtration finale soit bien adaptée et la ligne d’embouteillage parfaitement stérile. Il faudra être vigilant au niveau du conditionnement, afin d’apporter le moins d’oxygène possible, et utiliser un emballage avec une basse perméabilité à l’oxygène, que l’on manipulera doucement afin de ne pas abîmer le film barrière. En dernier lieu, il faudra faire en sorte que la température de stockage et de transport soit basse, car un stockage à 30 °C au lieu de 20 °C diminue la durée de vie du vin par deux!

    CLARA DE NADAILLAC

    http://www.reussir-vigne.com


    1 EURO LA BOUTEILLE 1 EURO
    armi les médailles d’or attribuées lors du Challenge millésime bio, concours international des vins bio organisé par l’AIVB-LR, figure un vin rosé espagnol au prix imbattable de 1,5 € la bouteille (prix export départ cave), soit 2,4 € prix public. Cette cuvée Toscar, 100% Tempranillo, est élaboré par Bodegas Latue, une coopérative de la province de Tolède dans la Mancha, premier producteur mondial de vins bio avec un 6200 ha de vigne en agriculture biologique.
    Cet IGP vino de la Tierra de Castillo détonne par son prix au sein des autres médailles d’or plus souvent situées dans une fourchette entre 8 et 30 € la bouteille (prix public). Ce prix très compétitif pour un rosé de très bon niveau qualitatif est-il prémonitoire de futures orientations sur le marché des vins bios ? En France, au vu des surfaces actuellement en conversion, on s’achemine vers un probable doublement des volumes de vins bio entre 2010 et 2012. Cette forte hausse des disponibilités ne sera sans doute pas sans conséquence sur les cours.
    Déjà cette année, le cours des vins en vrac a marqué le pas. « J’ai perdu en moyenne 5 € /hl », témoigne Louis Andrieu du Château la Rèze dans l’Aude. « Mes IGP rouges sont partis à 130 €/hl contre 135 l’an dernier, les blancs à 165 au lieu de 170 et les AOC à 180 € contre 187 pour le millésime 201 ». Même son de cloche dans le Vaucluse, où les producteurs commencent à sentir la baisse sur l’AOC Côtes du Rhône. Le consommateur est prêt à payer plus cher sa bouteille de vin bio, mais sans doute dans une certaine limite. Jusqu’ici, les vins bio vendus en vrac se négociaient quasiment le double du prix des vins conventionnels.
    http://www.vitisphere.com/breve-59129-Concours-Conjoncture-Millesime-bio-une-medaille-dor-a-15-Euros-la-bouteille.html
     
    

    midi-vin.com : le blog
    Au travers du salon millésime bio, les rencontres vont et viennent, toutes plus insolites les unes que les autres. Chaque échange fut un réel plaisir pour le passionné de vin que je suis. Parmi elles, ma rencontre avec Alain Chabanon qui dirige le domaine éponyme situé sur la commune de Lagamas dans l’Hérault (34). Cet ingénieur agronome converti au métier de vigneron fait naître des cuvées anecdotiques et reconnues dans le monde entier. S’étendant sur 5 communes – Jonquières, Saint André de Sangonis, Lagamas, Saint Saturnin et Montpeyroux – les vignes du domaine offrent une diversité d’expression chère à Alain Chabanon qui vogue de parcelle en parcelle pour trouver le juste équilibre pour ses vins. Ses vins qui retransmettent toute la générosité qu’il insuffle à ses raisins et à ses vignes cultivées en agriculture biologique, sans apport d’engrais, dont la minéralité n’est due qu’au potentiel initial des sols.
    Dans cet article, Alain Chabanon nous présente son domaine, ses convictions, et laisse transparaître toute sa passion. En fin d’article, je reviens sur les impressions ressenties suite à la dégustation de ses vins lors de ce salon.

    Interview d’Alain Chabanon du domaine éponyme : (suite...)


    DU GERS EN BIO
    Samedi 21 janvier 2012 à 06h00 | Mis à jour le 21 janvier 2012 à 12h12
    Par Gaëlle Richard
    Un producteur gersois au Salon du vin bio
    Damien Barreau participera à la rencontre internationale, à Montpellier
    Damien Barreau, domaine de Pajot, fait partie des 560 producteurs attendus au Millésime bio.
    Sur 560 vignerons attendus au Salon international du vin bio à Montpellier la semaine prochaine, un seul est gersois. Damien Barreau, du domaine de Pajot, participe à cette rencontre depuis dix ans mais cette année sera particulière.
    Nichées sur les coteaux entre Eauze et Lannepax, les vignes achetées par son père et son grand-père produisent moins « mais mieux » depuis une dizaine d'années. S'il a grandi dans le nord de la France, Damien Barreau a décidé, après des études agricoles, de reprendre, en 1984, le domaine où il venait travailler tous les étés aux côtés de ses parents. Au début des années 2000, il décide de « passer en bio » les 65 hectares de vignes.
    « À la quarantaine, je me suis questionné sur mon métier. J'étais saturé de la façon dont je travaillais. » Il raconte son cheminement intellectuel à travers l'évolution de la chimie appliquée à la vigne.
    « Ça allait trop loin »
    « Dans les années 80, la recherche a beaucoup évolué et les produits pour lutter contre les maladies sont devenus de plus en plus performants. On est passé de traitements comme la bouillie bordelaise qui reste sur les feuilles et forme une barrière extérieure, à des produits systémiques qui, eux, pénètrent dans la sève. On les retrouve donc dans le raisin et dans le vin. Pour moi, ça allait trop loin. Je ne veux pas que l'on retrouve des molécules chimiques dans mon vin. De plus, les produits devenaient excessivement chers. À la fin, on est totalement dépendants des produits et intellectuellement sclérosés car on ne cherche pas d'autres solutions. »
    En 2000, le gouvernement propose des aides pour favoriser l'agriculture biologique. Ce soutien financier lui permet d'améliorer son chai. La période de transition de trois ans s'avère difficile à passer puisque le vin bio se vend au prix du conventionnel, mais les rendements diminuent puisqu'ils sont moins élevés.
    « Dans le Gers, c'est difficile pour les vignerons bio car nous subissons les influences du climat océanique. L'humidité engendre davantage de maladies. De plus, dans ce département, nous sommes très peu à faire du vin bio, donc nous avons peu d'expérience. »
    Pour désherber, il n'y a d'autre remède que l'huile de coude. Contre les maladies, seule la bouillie bordelaise est autorisée pour produire du raisin bio. Quant à la vinification, rien n'est réglementé pour le moment. La vendange 2012 sera la première à être régie par la loi européenne. Sur les étiquettes, on pourra lire « vin bio » et non plus « vin issu de raisins de l'agriculture biologique ».
    Pour la filière, c'est une véritable révolution.
    De lundi à mercredi, Damien Barreau fera partie des 560 producteurs du salon international Millésime bio à Montpellier, entre les Espagnols, Allemands, Autrichiens et Sud-Africains. Il y aura même un Égyptien.
    Gers · Auch
    SUD-OUEST
    http://www.sudouest.fr/2012/01/21/au-salon-du-vin-bio-611456-2277.php

    D'Angerville, l'esprit du volnay
    Le Point - Publié le 19/01/2012 à 17:48
    Ni panneau ni plaque. On ne vient pas ici par hasard. Seuls les professionnels triés sur le volet et quelques très anciens clients de la famille peuvent pénétrer au domaine des marquis d'Angerville. Comme chez la plupart des "grands" de la Bourgogne, pas de vente au client de passage. Pour acheter, il convient de s'adresser aux meilleurs cavistes.
    Le grand-père de Guillaume, actuel propriétaire, prend possession des lieux en 1906. Très tôt, il s'implique en première ligne dans la défense de l'authenticité des vins et s'oppose au négoce de Beaune, pour qui la tradition était de mélanger le volnay comme les autres crus avec du côtes-du-rhône. Il y eut quelques procès retentissants et cette bagarre n'est pas étrangère à la création des appellations contrôlées, en 1937. "Avec Henri Gouges, de Nuits-Saint-Georges, qui se battait à ses côtés, ils ont été membres fondateurs de l'Inao. C'était violent. Ils ont commencé à mettre en bouteilles pour faire face à un boycott, le négoce ne voulant plus prendre leur vin : une formidable opportunité !" La mise en bouteilles au domaine ne se serait pas développée autant en Bourgogne sans cette histoire. "J'ai retrouvé des bouquins d'expédition de cette époque-là. En 1919, il vend encore en fûts à des restaurants parisiens. Très vite après, il propose des bouteilles, d'abord en France. À partir de 1925, il se met à exporter." Il n'y eut pas de grand cru à Nuits et à Volnay parce que Gouges et d'Angerville ne voulaient pas, pour des raisons de crédibilité, au moment de l'établissement des AOC, réclamer de grand cru pour leur propre commune. "Mon père aussi a joué un rôle important en Bourgogne, il a été deux fois président de l'interprofession et s'est toujours battu pour les vins de qualité." Après 52 vendanges, il est parti en 2003. Guillaume était banquier chez J. P. Morgan. Dès son retour à la propriété, il a opté pour la culture en biodynamie : "La première chose que j'ai faite a été d'aller voir mes vieux copains Pierre-Henry Gagey, Michel Lafarge et Anne-Claude Leflaive." Que des grands noms de la Bourgogne. "Tous m'ont dit : si ton père avait été plus jeune, il serait passé en biodynamie. Il y a un côté plénitude dans les vins, une harmonie supérieure."
    Par JACQUES DUPONT
    http://www.domainedangerville.fr/

    GARE AU GAURE HAGARD
    Château de Gaure LES VINS RARES Issus de l’agriculture biologique, les vins de Pierre Fabre sont l’expression d’un terroir de caractère dont ils magnifient l’essence : loin des modes et des gouts convenus, les vieilles vignes et les cépages oubliés du Château de Gaure enfantent des crus rares et surprenants. Peintre à ses heures, Pierre Fabre habille les bouteilles de ses tableaux. C’est sa façon à lui de signer son vin avec ce qu’il a de plus intime et de plus cher. Il adresse ainsi un message à l’attention de ceux qui le dégusteront : Anticonformistes, les vins de Gaure plairont aux esthètes et à ceux qui aiment à s’aventurer hors des sentiers battus.
    LES RACINES DE LA PASSION Cela fait six générations que les Fabre ont la vigne dans le sang. Vignerons de père en fils, Aimée, Marcel, René, se sont succédés pour bâtir avec passion le vignoble familial. La découverte du Château de Gaure, bâtisse superbe dont les pierres remontent aux Ibères et aux Romains, devait donner à Pierre, le dernier des Fabre, l’occasion de poursuivre l’histoire de sa belle lignée. Surplombant la vallée de l’Aude, immergé dans la verdure, le château de Gaure a toujours abrité une terre fertile pour le vin : Ici, le temps se compte en siècles. En l’adoptant, Pierre Fabre savait qu’il se condamnait à faire un vin d’exception, un vin qui soit à la hauteur de ce lieu et de sa prestigieuse histoire.
    Château de Gaure 11250 Rouffiac D'Aude Tél. +32 475 398 237 Fixe. +33 468 106 389 www.chateaudegaure.com
     
    

     
    

    FRANCE ENCORE UN EFFORT !
    Les vignobles biologiques français, qui s’étendaient sur près de 50 000 hectares en 2010, sont en effet toujours moins importants en termes de superficie que leurs voisins espagnols et italiens, qui comptaient alors respectivement 57 000 et 52 000 hectares de vignes « vertes ».

    Albert Mann, un Alsacien sacré "vigneron de l'année"
    Le domaine situé à Wettolsheim dans le Haut-Rhin, a été sacré par la Revue du vin de France pour la grande qualité de ses bouteilles. Le domaine alsacien Albert Mann, situé à Wettolsheim (Haut-Rhin), a été sacré "vigneron de l'année" par la Revue du vin de France pour la grande qualité de ses blancs secs et de ses rouges stylés, a annoncé jeudi son rédacteur en chef Denis Saverot. La RVF a également nommé le professeur et cancérologue David Khayat "homme du vin 2012". Le domaine, classé trois étoiles dans le guide de la RVF, produit des vins "au style magnifique" et la distinction du magazine spécialisé "récompense vingt ans de travail" qualitatif, souligne-t-il. Ses blancs sont "très secs, sans sucres résiduels, notamment les Riesling "très tendus, cristallins", mais la RVF aime aussi le travail sur le pinot noir (rouge), un cépage longtemps négligé en Alsace où le blanc domine. "Sans doute aidés aussi par le réchauffement climatique, les rouges sont mûrs sans être compotés, ni rapeux ou acides. Une merveille de fruité et d'élégance", dit Denis Saverot, soulignant qu'à l'aveugle de nombreux bourgognes rouges (faits avec le même cépage, le pinot noir) "ne sont pas à ce niveau là". Deux frères, Jacky et Maurice Barthelmé, et leurs épouses font vivre ce domaine de 21 hectares, situé tout près de Colmar.Le prix de la "découverte de l'année" revient au château de La Selve, qui compte une quarantaine d'hectares dans le sud de l'Ardèche.Le jeune Benoît Chazallon, descendant des Delas, célèbre famille de négociants de la vallée du Rhône, gère ce domaine en biodynamie et produit surtout un rouge qui a d'abord séduit les grandes tables new-yorkaises avant de partir à la conquête du marché français. Son assemblage est composé d'une majorité de syrah, avec grenache, cinsault et une touche de viognier, produisant un vin "qui a beaucoup de personnalité, envoûtant mais avec de la fraîcheur", commente Denis Saverot.La revue distingue encore le cancérologue David Khayat, qui défend régulièrement les vertus du vin.
    http://www.lexpress.fr
    http://www.albertmann.com/